Les gens d’ici aux Jeux olympiques

À l'aube des Jeux olympiques de Tokyo et afin de souligner la participation de Tali Darigny et de Rachel Leblanc-Bazinet, le Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe, vous présente une série d'articles à propos des Maskoutains qui ont pris part aux Jeux olympiques d'été ou d'hiver. 

Aujourd'hui, les gens d'ici aux Jeux olympiques.

Le grand livre de l’histoire olympique maskoutaine s’ouvre en 1948 avec le coureur Gérard Côté. En cette année du 200e anniversaire de la ville de Saint-Hyacinthe, la population est fière de son premier athlète olympique. Après avoir gagné les marathons de Boston, Los Angeles et Hamilton, le coureur participe au marathon olympique de Londres le 7 août 1948. Au cours de son quatrième marathon en seize semaines, alors qu’il se trouve près du quinzième kilomètre, il ressent une vive douleur : « Je sentais un muscle durcir dans ma jambe droite et je réalisai que je venais de perdre la course. » Malgré ce claquage et la douleur qui s’en suit, il poursuit l’épreuve et termine avec courage en 17e position.

Plusieurs années plus tard, alors que Montréal accueille les Jeux olympiques, Michel Vaillancourt, un écuyer dont le père avait exploité un centre équestre à Saint-Barnabé-Sud pendant quelques années, remporte une médaille d’argent dans le concours de sauts individuel. C’est la première fois qu’un Canadien français obtient une médaille olympique en sport équestre. Il s’agira de la seule médaille obtenue par un athlète de la région lors de Jeux olympiques d’été.

En 1980, Michel Vaillancourt et les haltérophiles Luc Chagnon et Michel Pietracupa sont sélectionnés pour les Jeux de Moscou. Comme plusieurs athlètes, ils connaîtront une grande déception puisque le Canada boycotte ces Jeux olympiques.

Qu’à cela ne tiennent, les deux haltérophiles auront la chance de se reprendre à Los Angeles en 1984. Ils seront accompagnés d’Yvan Darsigny, un autre athlète entraîné par Normand Ménard du club « La Machine Rouge ». Mais le séjour de Chagnon en Californie est de courte durée : ayant échoué aux tests antidopage, Sports Canada le retourne chez lui à peine débarqué de l’avion. Passablement perturbés par cet événement qui fait la manchette de la presse canadienne, ses amis doivent tout de même donner le maximum. Dans la catégorie des 75 kg, Michel Pietracupa soulève un total de 315 kg, ce qui lui vaut une 7e place. Yvan Darsigny parvient à hisser 322.5 kg de fonte lors de ces Jeux. Cette performance lui vaudra également une 7e place chez les 82.5 kg.

Quatre ans plus tard, lors des Jeux de Calgary, les yeux des Maskoutains se tournent vers deux athlètes qui ont sillonné la glace du stade CA Gauvin au début des années 1980. En effet, bien avant qu’elle devienne une championne olympique, Isabelle Brasseur s’est entraînée pendant quelques années au sein du Club de patinage artistique de Saint-Hyacinthe. Puis, il y a également le hockeyeur Serge Roy qui a porté les couleurs des Lauréats de Saint-Hyacinthe dans le circuit collégial AAA.

En 1992, Normand Ménard participe aux Jeux de Barcelone en tant qu’entraîneur de l’équipe nationale d’haltérophilie. Il accompagne Yvan Darsigny qui en est à ses deuxièmes Jeux olympiques. Dans la catégorie des 90 kg, le Maskoutain parvient à soulever un total de 335 kg, ce qui lui procure une 17e place.

En 1998, lors des Jeux de Nagano, des centaines d’amateurs de hockey se souviennent des exploits réalisés par le jeune Martin Brodeur avec le Laser de Saint-Hyacinthe. Celui qui a gardé les buts de cette équipe junior de 1989 à 1992 poursuit son aventure olympique à Salt Lake City (2002), Turin (2006) et sera également au rendez-vous à Vancouver.

Au milieu des années 1980, Luce Baillargeon, une jeune fille de Saint-Thomas-d’Aquin, adhère au Club de judo de Saint-Hyacinthe dirigé par Louis Graveline. Au fil des ans, cette athlète qui fait preuve d’une grande détermination parvient à se hisser aux plus hauts échelons du judo au Canada. En 1999, elle obtient son billet pour les Jeux de Sydney qui auront lieu l’année suivante. Sur les tatamis olympiques, Luce termine au 9e rang dans la catégorie des moins de 52 kg.

En 2008, lors des Jeux olympiques de Pékin, Noémie Marin, une résidente d’Acton Vale fait partie de l’équipe nationale de softball. Au terme du tournoi olympique, le Canada rate de peu le podium en terminant au quatrième rang.

Deux autres athlètes dont le lieu de naissance est Saint-Hyacinthe ont également participé aux Jeux olympiques. Il s’agit de Lucie Balthazar en 1976 en handball et de Marie-Luc Arpin en 2000 et 2004 avec l’équipe canadienne de water-polo. Enfin, du côté des journalistes ou commentateurs, Gordon Sawyer, René Pothier et Bernard Barré ont contribué à nous faire découvrir les Jeux olympiques par le biais du petit écran.

Chacun à leur façon, ces personnalités sportives ont travaillé sans relâche pour atteindre leur rêve olympique. Cette brochette d'olympiens provenant de Saint-Hyacinthe et de la région ou ayant pratiqué leur sport à Saint-Hyacinthe se complète avec les médaillés Gérard Théberge, Robert Rousseau et Danielle Goyette.

Photo:
Yvan Darsigny du Club La Machine Rouge lors d'un entraînement.
Collection Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe. Collection Centre d'histoire, CH380 Le Courrier de Saint-Hyacinthe.

Cet article de Paul Foisy, fut publié dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe le 11 février 2010 et modifié le 22 juillet 2021.

Cet article est le dernier d'une série de quatre.

Article 1: Gérard Théberge
Article 2: Robert Rousseau
Article 3: Danielle Goyette