Notes d'histoire de Saint-Hyacinthe (16)

Par Luc Cordeau
Publié dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe

Penman’s / Canadian Pipe
«La Penman’s Mfg. Co., doit commencer bientôt la construction d’une nouvelle bâtisse pour l’emmagasinage de son matériel brut, cette compagnie ayant vendue à la Canadian Pipe Organ l’immense bâtiment situé sur le côté nord de la voie du Grand Tronc et quelle utilisait pour fin d’emmagasinage depuis plusieurs années» (Le Courrier, 2 juillet 1910). Cet immeuble ayant appartenu à la Compagnie d’orgues [1910-1931] existe toujours, en 2008.

La cie d'orgues canadiennes

Canal Richelieu-Yamaska
Au tournant du XXe siècle, un ambitieux projet aurait modifié le paysage de la Ville de Saint-Hyacinthe et de sa région s’il s’était réalisé, autant au niveau géographie physique que du développement des municipalités concernées. Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 11 novembre 1899 : «Le nouveau canal. – M. Michaud, ingénieur du département des travaux publics d’Ottawa qui est à faire des explorations entre Saint-Césaire et Iberville, en vue de construire un canal pour communiquer la rivière Yamaska avec la rivière Richelieu, et procurer à Saint-Hyacinthe tous les avantages de la navigation, vient de faire un rapport qui établi le fait qu’actuellement, le niveau de l’Yamaska à Saint-Césaire, est de deux pieds plus élevé que le niveau du Richelieu à Iberville».

Ce projet est repris quelques années plus tard et l’ingénieur Michaud est à nouveau mandaté pour réaliser une étude. Journal La Tribune, Saint-Hyacinthe, 16 juillet 1909 : «L’hon. L.P. Brodeur, ministre [fédéral] de la Marine et des Pêcheries dans les discours qu’il prononça aux assemblées politiques de juin et d’octobre 1908, à Saint-Hyacinthe, avait émis une idée, dont la mise en exécution ne serait peut-être pas impossible et serait d’une utilité incontestable pour Saint-Hyacinthe et ses environs. Cette idée serait d’unir la rivière Yamaska au Richelieu, entre Saint-Césaire et Saint-Jean. Comme on a prétendu que le niveau du Richelieu à Saint-Jean était plus élevé que celui de l’Yamaska à Saint-Hyacinthe, et qu’ainsi ce projet serait plutôt préjudiciable à notre ville, le ministre de la marine a chargé M. Lamoureux, ingénieur de ce département et monsieur J.L. Michaud, ingénieur en chef des travaux publics pour le district de Montréal, de faire le relevé du niveau de ces rivières à Saint-Jean et à Saint-Hyacinthe. Personne ne conteste les avantages que procurerait un canal permettant aux navires de s’avancer jusqu’à Saint-Hyacinthe, les manufactures et le commerce en général y gagnerait beaucoup, et une ère de prospérité commencerait pour notre ville. Aussi ce n’est sans une grande anxiété qu’on attend, à Saint-Hyacinthe et en ses environs, le résultat de l’examen fait par l’ingénieur Lamoureux».  

Magasin M.O. David
Journal La Tribune, Saint-Hyacinthe, 17 juin 1910 : «Monsieur le notaire M.A. David à l’avenir prendra une part active à la direction des affaires de l’importante maison M.O. David, qui vient encore de s’agrandir considérablement et d’ajouter de nouveaux départements».

Manufacture de vinaigre
Le Courrier, 11 novembre 1899 : «La manufacture de vinaigre située au village Saint-Joseph près du pont du centre, propriété de monsieur Dubuc, a été complètement incendiée hier matin vers les cinq heures. Notre brigade appelée sur les lieux, a pu circonscrire l’incendie à l’immeuble en flammes et protéger les résidences et bâtisses voisines. Les dommages sont évalués à trois ou quatre mille dollars».

Cheval mors aux dents
La Tribune, 31 juillet 1908 : «Dimanche soir, vers huit heures, monsieur Jules Payan, marchand de Montréal [natif de Saint-Hyacinthe], a été victime d’un accident sérieux. Au moment où il passait vis-à-vis la propriété Boivin, dans le quartier 5, avec son automobile, le cheval du juge Tellier, effrayé par le bruit de la machine, ainsi que des fanaux, prit le mors aux dents se dirigeant dans la direction de la ville. Monsieur Payan, voyant ce qui se passait, arrêta vite sa machine et courut avec d’autres passants au secours de l’équipage. Après une course de quelques arpents, le cheval s’arrêta, et l’on se mit à le dételer, monsieur Payan travaillant avec les autres. Tout à coup la bête fit une ruade, et frappa ce dernier sur la mâchoire inférieure. Notre ami tomba inanimé dans la rue. On cru qu’il était mort. Il fut transporté à la résidence de monsieur Aimé Amyot, manufacturier, où l’on fit venir quatre ou cinq médecins. Vers les dix heures, monsieur Payan n’avait pas recouvré sa connaissance. Alors, on le fit transporter à la demeure de son père, monsieur Paul-F. Payan, rue Girouard. Après de nombreuses injections de remèdes puissants, il est enfin revenu à lui. Aujourd’hui, monsieur Payan va bien, et l’on espère qu’il en sera quitte avec une blessure de deux pouces de longueur, sur le bas de la figure».

Photo:
La Compagnie d'orgues canadiennes en 1912. Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe, CH097. Photographie: B-J Hébert, photographe. 

Cet article est le 16e d'une longue série.
Notes d'histoire de Saint-Hyacinthe (15)
Notes d'histoire de Saint-Hyacinthe (17).