Le colonel Jean Berthiaume commandant du nouveau district militaire

Dans le but de vous faire connaître certaines personnalités maskoutaines qui ont joué un rôle important au cours des années 1960, le Centre d'histoire vous présente cette série d'articles transcrits d'un cahier spécial publié par le journal Le Clairon Saint-Hyacinthe à cette époque.

Récemment nommé commandant du nouveau district militaire de l'ouest du Québec, le colonel Jean Berthiaume, "Personnalité de la Semaine", est un de ces Maskoutains qui font la fierté de la région. Sa valeur, appuyée de réalisations importantes au service du pays lui vaudra la reconnaissance de ses concitoyens.

Né à Saint-Hyacinthe en novembre 1915, le colonel Berthiaume fit ses études ou Séminaire de cet endroit et à l'Université de Montréal, Faculté des Sciences, où il obtint sa licence en chimie, en 1940.

Il obtint son brevet d'officier avec le Régiment de Saint-Hyacinthe en 1936. Tôt, durant le second conflit mondial, il occupa le poste d'officier d'état-major général à Québec, et plus tard à la 7e Division d'Infanterie canadienne, au camp de Debert, N.-E.

En janvier 1943, il fréquenta le Collège d'état-major de l'Armée canadienne à Kingston, Ont., puis est affecté ou Royaume-Uni. En janvier 1944, il est nominé officier d’état-major général au quartier général de la 4e Division Canadienne des blindés. Un an plus tard, est affecté au quartier général de 1a 1ère Armée canadienne.

Après son retour au Canada, en juin 1945, le colonel Berthiaume occupa divers postes ou quartier général de l'Armée. Il lut officier d'état-major résident à l'Université de Montréal jusqu'en mars 1949. Il occupa en outre divers postes à titre de commandant de l'École d'Entraînement de l'Armée canadienne à Saint-Jean, Québec, et d'officier d'administration au Collège militaire royal de Saint-Jean.

En avril 1953; il fut nommé commandant adjoint du 2e bataillon Royal 22e Régiment. En juillet 1954, il devint lieutenant-colonel et assuma les fonctions de représentant militaire canadien adjoint auprès du commandement suprême des Forces alliées en Europe.

Affecté à l'Organisation de surveillance de la trêve des Nations Unies en Palestine, en juillet 1960 il accompagne le général Carl Von Horn, de Suède, commandant suprême de la force de l'ONU au Congo, à titre de chef d'état-major de l'exécutif, et subséquemment, fut choisi comme premier officier exécutif, poste qu'il occupa jusqu’en mars 1961.

En juin 1962, notre Personnalité fut nommée officier de l'Ordre de l'Empire Britannique (OBE), pour la contribution remarquable qu'il a apportée à la cause des Nations-Unies au cours de son service au Congo.

De retour ou Canada, le colonel Berthiaume est affecté au Collège d'état-major de l'Armée canadienne à Kingston, Ont., en avril 1961 jusqu'en mars 1962, alors qu'i1est nommé adjudant-général adjoint ou quartier général de la région militaire du Québec, poste qu’i1 occupa jusqu'à la mi-janvier 1965, alors qu'il fut nommé colonel de l'état-major au même endroit.

Lors de la réorganisation des commandements des forces armées, le colonel Berthiaume fut choisi pour commander le district ouest du Québec, en date du 1er avril 1966. Dans ses nouvelles fonctions il est responsable pour le commandement, l'administration et l'entraînement de quelque 36 unités et sous-unités de Milice, en plus d'une cinquantaine de Corps de cadets.

Source : Le Clairon Saint-Hyacinthe, 13 avril 1966, p. 26.