Eugène St-Jacques
1902-1910

Roch-Eugène St-Jacques, 1844- 1929

Maire de la ville de Saint-Hyacinthe de 1902 à 1910


Né à Saint-Denis-sur-Richelieu, le 16 août 1844, il est le fils d’Antoine St-Jacques, cultivateur, et de Zoé Lecavalier, frère du commerçant et de l’homme d’affaires Romuald St-Jacques.

Eugène St-Jacques entreprend en 1857, son cours classique au Séminaire de Saint-Hyacinthe. Après des études en médecine, il débute, vers 1864, dans sa profession à Saint-Hyacinthe et ouvre, en 1870, une pharmacie dans sa maison. Appelé « Pharmacie Canadienne », ce commerce est transporté au Marché Centre en 1873, puis installé rue Saint-Denis, en janvier 1877.

Il épouse, à la cathédrale de Saint-Hyacinthe, le 12 janvier 1869, Édith Plamondon, fille de Michel Plamondon et de Cléophée Chamard. En 1875, il achète 50 actions de la Banque de Saint-Hyacinthe. Attiré par la politique municipale, il est échevin de 1891 à 1893, puis est élu maire de Saint-Hyacinthe. Il siège de 1902 à 1909, en compagnie de Silas T. Duclos, Lewis-Francis Morrison, Louis-Paul Morin, J.N. Lemieux, Joseph Chenette, Eusèbe Morin et Louis Lussier. Il succède à Euclide-Henri Richer, le maire sortant.

Pendant son terme, dès 1903, il s’occupe avec son équipe de l’élargissement de certaines rues et du problème des heures d’ouverture du Marché Centre qui fut rouvert les vendredis à la demande des marchands. La même année, lors de l’incendie qui détruisit une partie de la ville, il contribue de sa personne et de sa bourse à aider les sinistrés. En 1906, alors que l’idée d’étendre la taxe d’eau aux communautés religieuses est proposée au Conseil par Télesphore-Damien Bouchard, il vote contre la proposition. Le règlement est cependant accepté le 26 janvier, nonobstant le partage des voies dont la majorité était en faveur. L’Hôtel-Dieu restera toutefois exempté de ces taxes. T.D. Bouchard ne tiendra pas rigueur pour autant au Dr St-Jacques puisqu’il était son médecin de famille.

Au Conseil municipal, parmi les industries qu’il suggère d’encourager, soit par des réductions de taxes, des prêts de 15 ans ou des bonis, se trouvent l’entreprise de construction Paquette et Godbout, la manufacture de chaussures Côté et Frères, la fonderie F.X. Bertrand et la Penman’s. Toujours en 1906, les édiles municipaux passent un contrat de cinq ans à la Compagnie de Gaz, Electricité et Pouvoir pour l’éclairage des rues de la ville. L’année suivante est marquée par la construction d’un égout au nord-ouest de la voie ferrée du Grand Tronc.

Eugène St-Jacques ne se livra jamais à la politique d’action. Libéral, il fut l’un des prédécesseurs de T.-D. Bouchard dans ce Parti. D’une probité parfaite, on connaissait son opinion qui ne variait pas. Il fut un homme respecté et apprécié par la population de Saint-Hyacinthe.

Il prit sa retraite à Montréal, rue Sherbrooke, chez son fils aîné, Eugène. Monsieur Roch-Eugène St-Jacques est décédé à Saint-Hyacinthe, le 19 août 1929.

Photo : CH478 Société d’histoire régionale de Saint-Hyacinthe (Collection).