LA MONTÉRÉGIE LITTÉRAIRE / LE ROMAN



Le roman est le genre le plus prisé; il serait intéressant de compiler les œuvres romanesques des écrivains qui ont été influencés par l’un ou l’autre des visages montérégiens. Mentionnons simplement les romanciers Albert Laberge, de Beauharnois, et Arsène Bessette, journaliste de Saint-Jean-sur-Richelieu, l’un décrivant la vie rurale de son milieu natal dans La Scouine, en 1909, et le second, dans Le Débutant, en 1914, racontant la vie d’une petite ville de province. Ces deux romans ont fait scandale et furent frappés d’un interdit clérical.

D’autres romanciers s’expriment en s’inspirant des paysages ruraux mais aussi en mettant en scène des citadins. Germaine Guèvremont dans Le Survenant, publié en 1945, illustre la vie des paysans de la région de Sorel qui subissent le bouleversement de leurs traditions provoqué par un étranger. Plus près de nous, Yves Beauchemin illustre le caractère multiethnique de la ville dans son best-seller Le matou, publié en 1983, mais aussi la loyauté, la ténacité dans Juliette Pomerleau, édité en 1987, dont quelques épisodes se passent à Saint-Hyacinthe. Quant aux personnages de ses romans destinés à la jeunesse, ils évoluent dans la ville de Longueuil, lieu de résidence de l’auteur. François Barcelo, écrivain prolifique, situe également quelques romans en Montérégie dont l’un, Tant pis, se déroule sur les bords du Richelieu.