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CH049

Fonds Jules-Paul Tardivel

1867 - 1976
0,26 m de documents textuels. - 3 documents photographiques.

Notice Biographique

Jules-Paul Tardivel est né à Covington dans l'état du Kentucky, le 2 septembre 1851. Il est le fils de Claude Tardivel, menuisier, et d'Isabella Brent. Au décès de sa mère, il est confié à son oncle l'abbé Julius Brent, curé de Mount Vernon, en Ohio. Il fait une partie du cours classique au Séminaire de Saint-Hyacinthe, de 1868 à 1872, puis retourne une année aux États-Unis. En 1873, il travaille pour « Le Courrier de Saint-Hyacinthe » et « La Minerve ». Le 5 février 1874, il épouse Henriette Brunelle à Saint-Hyacinthe. En juillet de la même année, il entre au journal « Le Canadien » de Québec. Dès cette époque, Jules-Paul Tardivel fait siennes les idées ultramontaines. Au « Canadien », Tardivel s'intéresse aux grandes questions politiques et s'exerce à la critique littéraire. Il fréquente le Cercle catholique de Québec, un noyau d'ultramontanisme et fait paraître plusieurs articles religieux. En 1881, Tardivel fonde son propre journal « La Vérité ». Il y défend le nationalisme canadien-français et le catholicisme intégral. En tant que rédacteur en chef de « La Vérité », il mène plusieurs combats contre ceux qu'il juge trop radicaux ou trop tiède. Il rédige des textes contre Honoré Beaugrand, Wilfrid Laurier, Honoré Mercier et froisse au passage Henri Bourassa et même Mgr Louis-François Laflèche. L'affaire Riel, en 1885, divise alors fortement les ultramontains et plusieurs se rangent du côté du cabinet Macdonald. Tardivel défend Riel et adhère aux idées nationalistes de Mercier. Il critique l'Université Laval pour son libéralisme et lutte farouchement contre l'émigration des Canadiens Français aux États-Unis. En 1895, il publie le premier roman nationaliste au Québec « Pour la Patrie » où il se montre indépendantiste. Il défend avec éloquence la langue française et critique l'emploi d'anglicismes. Tardivel est aussi fasciné par l'occultisme et les sociétés secrètes et est un des plus ardents adversaires de la franc-maçonnerie. Jules-Paul Tardivel est en plus un grand sportif qui demeure près de la nature. Il décède à Québec, le 24 avril 1905 et il est inhumé dans le cimetière Saint-Charles.

Portée et contenu

Ce fonds comprend de la correspondance de Jules-Paul Tardivel avec l'abbé François Tétreau, une collection du journal « La Vérité » de 1881 à 1923, des textes contre les anglicismes, une édition manuscrite de « Pour la Patrie », des documents sur la réédition de ce volume en 1976, un photographie de Jules-Paul Tardivel et deux photographies du lancement de 1976.

Source du titre composé propre

Le titre est au nom de la personne concernée par le fonds.

Source immédiate d'acquisition

Ce fonds appartient aux archives du Séminaire de Saint-Hyacinthe qui l'a reçu de M. Jean Tardivel, en mars 1976.

Instrument de recherche

Un répertoire numérique simple du fonds a été réalisé en 1990, 2 p.

Bibliographie

Feu M. J.P. Tardivel, notice nécrologique. - Saint-Hyacinthe : Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 26 avril 1905.
Saint-Hyacinthe, des vies, des siècles, une histoire, 1757 à aujourd'hui / Jean-Noël Dion et al.
- Saint-Hyacinthe : Chapitre 1480 de Femmes Moose de Saint-Hyacinthe, 1983, pp. 594-598.
Dictionnaire biographique du Canada volume XIII, de 1901 à 1910 / Pierre Savard. - Québec : Les Presses de l'Université Laval, 1994, pp. 1097-1100.

Notes

Le journal « La Vérité » a été déposé dans la réserve du Centre d'archives au sous-sol.