Georges-Casimir Dessaulles
1886-1898


Voici quelques faits marquants de l’histoire maskoutaine lorsque Georges-Casimir Dessaulles était maire de Saint-Hyacinthe au cours de la période 1886-1898.



 


Georges-Casimir Dessaulles est le cinquième et le huitième maire de Saint-Hyacinthe. Il est né le 27 septembre 1827 et il est décédé à l’âge de 102 ans et six mois le 19 avril 1930.


 


Pour en apprendre davantage sur le personnage, nous vous suggérons ces trois textes:
 


Georges-Casimir Dessaulles
Georges-Casimir Dessaulles 1868-1880 et 1886-1898
La porte des anciens maires, par Claire Lachance


 


4 janvier 1886 Élection de Georges-Casimir Dessaulles
Le 4 janvier 1886, Georges-Casimir Dessaulles est élu maire de la Ville de Saint-Hyacinthe. Il sera assermenté deux jours plus tard. (1)


 


19 février 1886 Ouverture du Quartier 5
Le conseil de ville de Saint-Hyacinthe délègue le maire Georges-Casimir Dessaulles pour s’entendre avec le curé de la paroisse Notre-Dame afin de tracer de nouvelles rues sur les terres de la paroisse. (2) C’est le début des actions entreprises par la Ville qui mènera à l’ouverture du quartier 5. Les premiers conseillers municipaux de ce nouveau quartier seront élus quelques années plus tard, en 1888.



Décembre 1886 Saint-Hyacinthe illustré


La compagnie de gravure et d’imprimerie George Bishop publie au cours du mois de décembre 1886, une brochure intitulée St-Hyacinthe illustré. Dans cette brochure de vingt pages, on retrouve un grand nombre de gravures de résidences et de bâtiments commerciaux et industriels qui font partie de Saint-Hyacinthe. Le Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe en possède quelques copies.


 


8 décembre 1886 Un noviciat pour les Dominicains


C’est en cette journée de la Fête de l’Immaculée Conception qui se déroule l’ouverture du nouveau noviciat des Pères Dominicains à Notre-Dame de Saint-Hyacinthe. À cette occasion, quatre novices prenaient l’habit de Saint-Dominique. Il s’agit d’un événement remarquable dans notre ville puisqu’il s’agit du premier noviciat de l’Ordre des Frères Prêcheurs installé au Canada. (3)


 


1887 Le réseau de réverbères 
En 1887, le réseau de réverbères au gaz de la Ville de Saint-Hyacinthe fait l’objet du premier conflit entre la Ville de Saint-Hyacinthe et ses employés. En effet, en début d’année, « le conseil ordonne aux constables d’allumer, d’éteindre et d’entretenir les réverbères. Les agents de police logent un protêt et obtiennent gain de cause. » (4a) Ce sera finalement la Compagnie de Gaz qui sera chargé de ce travail. (4b)


 


29 janvier 1887
Honoré Mercier, député de Saint-Hyacinthe à l’Assemblée législative est assermenté premier ministre du Québec. (5) Il s’agit du seul député de Saint-Hyacinthe à occuper ce poste. 


 


Automne 1887 Éclairage des rues


« Le 20 octobre 1887, la Compagnie de gaz propose à la ville d’éclairer le quartier no 5. Elle annonce trois semaines plus tard un arrangement avec la Société Edison pour « l’établissement de deux dynamos pour l’éclairage électrique en cette ville, l’une des dynamos serait exclusivement consacrée à l’arc light et l’autre à l’incandescente. […] La compagnie pourra fournir des lumières incandescentes d’une force de cent chandelles. » (6) Le 14 novembre, la Ville accepte de signer un contrat avec la Compagnie de gaz pour éclairer la ville à l’électricité. (7)


 


16 mars 1888 L’hebdomadaire La Tribune


Un nouveau journal du nom de La Tribune est publié pour la première fois à Saint-Hyacinthe. 


 


Consultez les articles de Luc Cordeau pour en savoir davantage sur cet hebdomadaire:
La Tribune de Saint-Hyacinthe, 1888-1922 (1)
La Tribune de Saint-Hyacinthe, 1888-1922 (2)


 


28 mars 1888 Un premier Hôtel de Ville


Lors de la séance du conseil municipal du 28 mars 1888, le conseil autorise le maire et le secrétaire-trésorier « à signer le marché préparé par le notaire de la corporation et soumis à cette séance, pour convertir la salle du Conseil de ville en bureau pour la Corporation de la Cité de Saint-Hyacinthe. » (8) Une des salles au deuxième étage du marché devient donc officiellement le premier Hôtel de Ville de Saint-Hyacinthe. Les bureaux de la corporation seront installés quelques mois plus tard, en juin 1888. (9)


 


26 avril 1888 Commission royale d’enquête sur le travail


En cette journée du printemps 1888, les commissaires de la Commission royale d’enquête sur les relations entre le travail et le capital siègent à Saint-Hyacinthe et entendent de nombreux témoins qu’il s’agisse de patrons, d’ouvriers et d’ouvrières d’usine et même quelques enfants. « Deux manufactures, l’une dans le domaine du textile, la Granite Mills, et l’autre dans le cuir, le moulin Louis Côté et Frère, sont pointées du doigt. À la Granite Mills, certaines ouvrières ont vu leur salaire réduit. Leurs maigres gages sont passés de cinquante à trente-cinq cents par jour. Elles doivent aussi payer des amendes, un sou pour chaque minute de retard et de dix à quinze cents pour du travail mal fait ou des pièces brisées. L’entreprise publie un nouveau livre de règlements tous les mois, tout en sachant fort bien que pratiquement aucun des employés ne sait lire. » (10) Les conditions de travail sont difficiles pour les ouvriers à cette époque. Rappelons que les usines pointées du doigt par la Commission royale d’enquête sont la propriété de Louis Côté, maire de Saint-Hyacinthe de 1882 à 1886 et de Lewis-Francis Morison également maire de Saint-Hyacinthe de 1880 à 1882 qui est un des trois actionnaires de la Granites Mills. 


 


3 septembre 1889 : Maison générale des Sœurs de Saint-Joseph


La Congrégation des Sœurs de Saint-Joseph de Saint-Hyacinthe, une communauté vouée à l’enseignement, est fondée le 12 septembre 1877 par Élisabeth Bergeron et trois compagnes. Elles prennent alors en charge une école abandonnée à La Providence. Après un passage de quelques années (1881 à 1889) dans un édifice situé angle sud-est des rues Dessaulles et Hôtel-Dieu (11), elle déménage vers leur nouvelle maison générale : « Le 3 septembre 1889, les Sœurs de Saint-Joseph quittent la maison de la rue Saint-Hyacinthe (aujourd’hui rue Hôtel-Dieu) pour prendre possession de la nouvelle maison générale à l’adresse actuelle (805, avenue Raymond). (12)


 


14 octobre 1890 Le nouveau bureau de poste
C’est en ce jour d’octobre 1890 que l’on pose la pierre angulaire du bureau de poste situé sur la rue Girouard en face de l’évêché. Il s’agit du deuxième bureau de poste, le troisième étant celui que l’on connait de nos jours.


 


Lisez l’article La pierre angulaire de l’ancien bureau de poste, de Raoul Bergeron.


 


1891 La population de Saint-Hyacinthe


Lors du recensement de la population de Saint-Hyacinthe, 6901 citoyens se déclarent de religion catholique sur les 7016 personnes recensées. (13)


 


19 décembre 1891


La compagnie E.T. Corset de Sherbrooke fait une demande de bonus de 15 000$ au Conseil municipal de Saint-Hyacinthe. Quelques jours plus tard, le 23 décembre 1891, le conseil municipal adopte le « Règlement du Maire et Conseil de Ville de St-Hyacinthe accordant un bonus et autres avantages à Dame Catherine McNeil et Joseph Dubrule, faisant affaires en société sous la raison de « The Eastern Township Corsets Compagny » dont le siège principal des affaires est à Sherbrooke ». (14) Le règlement est soumis avec succès au vote des électeurs-propriétaires lors d’une réunion au cours du mois de janvier 1892. (15)


 


21 septembre 1894
Le Conseil municipal de Saint-Hyacinthe adopte un règlement décrétant l’achat de l’actif de la Compagnie de l’Aqueduc, propriété de Louis Côté. Selon ce règlement, la municipalisation de l’aqueduc et de son réseau coûte 130 000$ aux citoyens de Saint-Hyacinthe. (16) 


Décembre 1894 La fée du logis


En 1894, la Compagnie de gaz, électricité et pouvoirs hydrauliques aménage en 1894, une centrale électrique au Rapide Plat pour répondre à la demande. « La lumière électrique – La compagnie des forces hydrauliques du Rapide Plat achève l’installation de l’éclairage à l’électricité des magasins et des maisons privées de St-Hyacinthe. L’électricité fonctionnera très probablement mardi prochain. » (17) 


 


Année 1895 Les banques
Alors que la Banque Molson ferme ses portes au cours de l’année 1895, pas moins de quatre banques ouvrent une succursale à Saint-Hyacinthe. Il s’agit de la Banque d’épargne, de l’Eastern Township Bank, de la Banque d’Hochelaga et de la Banque nationale. (18)


 


4 août 1895 Louis-Antoine Dessaulles
En exil à Paris depuis 1878, Louis-Antoine Dessaulles, premier maire de Saint-Hyacinthe décède seul le 4 août 1895. (19)


 


11 mai 1897 Georges-Casimir Dessaulles, député
Lors des élections provinciales du 11 mai 1897, Georges-Casimir Dessaulles, maire de Saint-Hyacinthe, devient député libéral du comté de Saint=Hyacinthe. (20)


 


Photo : 
Georges-Casimir Dessaulles. Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe, CH478.
Page couverture de St-Hyacinthe illustré. Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe, CH478.



Notes


(1) « Élections municipales ». Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 5 janvier 1886, p. 2. Ville de Saint-Hyacinthe. Index des documents déposés aux procès-verbaux du conseil municipal, 1885-1889.


(2) Registre des procès-verbaux du Conseil municipal de Saint-Hyacinthe, 19 février 1886, p. 267. 


(3) « Le noviciat des Dominicains ». Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 11 décembre 1886, p. 1.


(4a) Gilles Guertin. « Les commerces et les services ». Saint-Hyacinthe 1848-1998, p. 302.


(4b) Ville de Saint-Hyacinthe. Index des documents déposés aux procès-verbaux du conseil municipal, 1885-1889.
(5) Pierre Dufour et Jean Hamelin, « MERCIER, HONORÉ », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 12, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 29 juin 2020, http://www.biographi.ca/fr/bio/mercier_honore_12F.html.


(6) Gilles Guertin. « Les commerces et les services ». Saint-Hyacinthe 1848-1998, p. 303.


(7) Registre des procès-verbaux du Conseil municipal de Saint-Hyacinthe, 14 novembre 1887, p. 434. 


(8) Registre des procès-verbaux du Conseil municipal de Saint-Hyacinthe, 28 mars 1888, p. 495.


(9) Ville de Saint-Hyacinthe. Index des documents déposés aux procès-verbaux du conseil municipal, 1885-1889.   


(10) Gilles Guertin. « L’industrie ». Saint-Hyacinthe 1748-1998, p. 257.
(11) Raoul Bergeron. « L’Arche de Noé (1876-1950) ». Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 4 mars 1992.


(12) Angelo Mitri, O.M.I. Vie et vertus de Mère Saint-Joseph Élisabeth Bergeron, fondatrice de la Congrégation des Sœurs de Saint-Joseph de Saint-Hyacinthe 1851-1936, p. 15. Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe, CH479/3/D.50.5.8.


(13) Recensement du Canada, 1891. Cité dans Peter Gossage. « La démographie », Saint-Hyacinthe 1748-1998, p. 30.


(14) Registre des procès-verbaux du Conseil municipal de Saint-Hyacinthe, 23 décembre 1891, p. 181.


(15) Ville de Saint-Hyacinthe. Index des documents déposés aux procès-verbaux du conseil municipal, 1890-1894.


(16) Registre des procès-verbaux du Conseil municipal de Saint-Hyacinthe, 21 septembre 1894, p. 406.


(17) « Échos du jour » Le Courrier du 15 décembre 1894, p. 3.


(18) Gilles Guertin. « Les commerces et les services ». Tableau sur les banques et institutions financières de Saint-Hyacinthe.  Saint-Hyacinthe 1749-1998, p. 282.


(19) Au sujet de l’exil de Dessaulles à Paris, voir Louis-Antoine Dessaulle. Paris illuminé : le sombre exil. Lettres 1878-1895. Texte établi avec introduction et notes par Georges Aubin et Yvan Lamonde. Presses de l’Université Laval, 2019, 251 pages.


(20) Hélène Hébert. « L’époque seigneuriale ». Saint-Hyacinthe 1748-1998, p. 52.


 


 


Ce texte est le huitième d’une grande série.


 


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Paul Foisy, 1er juillet 2020