Léon Ringuet
(1858-1932)


Voici un court texte biographique et les titres d'ascendance de Léon Ringuet. Impliqué à Saint-Hyacinthe pendant plusieurs année, on le surnomme le « père de la musique » à Saint-Hyacinthe. Ses ancêtres, Michel Ringuet et Marie Herbaud proviennent de France. 


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Léon Ringuet (Ringuette) est né le 3 janvier 1858 à Louiseville (Rivière-du-Loup), comté de Maskinongé. Son père étant musicien, le jeune Léon sera initié à cet art en bas âge. 


Il continuera de perfectionner son art en étudiant le piano avec Paul Letondal, et l’orgue avec Romain-Octave Pelletier. Lors de l’année scolaire 1879-1880, il enseigne la musique au Collège Saint-Césaire. En 1880, il accepte de prendre la direction de la Société Philharmonique de Saint-Hyacinthe qui venait de voir le jour six mois auparavant.

On le surnomme le « Père de la musique » à Saint-Hyacinthe
Ringuet fait son entrée au Séminaire de Saint-Hyacinthe comme professeur de piano et directeur de la fanfare en 1886-1887. Délaissant la direction de la fanfare, il continue d’y enseigner le piano jusqu’à l’été 1894.


En plus de son enseignement au Séminaire de Saint-Hyacinthe, il guide d’une main de maître les multiples concerts de la Philharmonique et il participe à de nombreux événements civiques, militaires et religieux.

Il conduit la fanfare du 84e bataillon, puis du régiment de Saint-Hyacinthe de 1885 à 1929. À la Cathédrale de Saint-Hyacinthe, il est également titulaire des grandes orgues de 1888 à 1932.
Qui plus est, il sera le directeur et fondateur de la Chorale de la Cathédrale en 1912. Son implication musicale est totale, tant et si bien qu’on le surnommera le « Père de la musique » à Saint-Hyacinthe.


Compositeur et directeur musical
Sa réputation déborde les limites de Saint-Hyacinthe. En 1908, il devient le premier directeur musical du Cercle musical d’Acton Vale. Il occupe ce poste jusqu’en 1912. Deux ans plus tard, il s’associe à l’Harmonie de Drummondville qu’il dirige simultanément avec la Philharmonique jusqu’à son décès en 1932. D’ailleurs, ces deux corps de musique célébreront, avec éclat, le cinquantenaire de son directorat avec la Philharmonique le 27 novembre 1930.

Léon Ringuet se signale par son avant-gardisme ; en 1884, la Philharmonique devient la première fanfare à inclure la famille entière des saxophones au Canada. Ses talents de directeur et pédagogue se conjuguent à celui de compositeur, car il possède à son actif une centaine de pièces publiées aux États-Unis et au Canada.

À son décès, survenu le 21 septembre 1932, plus d’un millier de personnes assistent à ses funérailles. Neuf ans plus tard, le 21 septembre 1941, la Ville de Saint-Hyacinthe dévoile la plaque commémorative et inaugure officiellement le kiosque « Léon Ringuet », situé aujourd’hui dans le parc Dessaulles.


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TITRE D’ASCENDANCE


Michel Ringuet
Marie Herbaud
En France


Pierre Ringuet
Immigrant, né à Anais (Saint-Pierre-ès-Liens), département Charente (16), France
Soldat des troupes de la Marine
Catherine Buisson (fille de Jean et Jeanne David)
Mariés à Coulgens (Notre-Dame), département Charente (16), France, le 24 juin 1716


Jean Ringuet
Immigrant, né à Coulgens (Notre-Dame), département Charente (16), France
Marie-Geneviève Duchesne (fille de Simon et Ursule Peron)
Mariés à Baie-Saint-Paul, le 25 novembre 1738


Pierre Ringuet
Marie-Louise Geneviève Arvisais (fille de Jean et Geneviève Gauthier)
Mariés à Louiseville, le 19 août 1776


Joseph Ringuet
Judith Paquin (fille de Paul et Geneviève Auclaire)
Mariés à Louiseville, le 13 janvier 1806


Isaac Ringuette
Philomène dite Vincent
Mariés à Louiseville, le 11 novembre 1850


Léon Ringuette
Né à Louiseville, le 3 janvier 1858
Décédé à Saint-Hyacinthe, le 21 septembre 1932
Marié à Saint-Hyacinthe (Cathédrale), le 8 juin 1885
À Marie-Cécile Edouardina Hamel (fille de Joseph-Antoine et Marie-Olivine Olivier)


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Photo: 
Léon Ringuet dans son uniforme de la Philharmonique.
Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe, CH085 Studio B.-J. Hébert.


Un texte de Pierrette Brière et Paul Foisy, janvier 2019.