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CH400

Collection Expositions de la Société d'Histoire régionale de Saint-Hyacinthe

1930 - 2003
0,45 m de documents textuels. - 125 documents photographiques. - 2 documents iconographiques.

Portée et contenu

La collection contient les documents, les vignettes, les textes, les illustrations et les reproductions photographiques utilisés pour les expositions de la Société d'Histoire régionale de Saint-Hyacinthe, notamment Hommage à Henriette Dessaulles, pionnière du journalisme féminin en 1985 ; lors du 50e anniversaire de ladite Société en 1987 et lors de l'exposition de janvier 2000 aux Galeries Saint-Hyacinthe intitulée «Ces gens et ces choses qui font l'histoire». La collection contient également les reproductions photographiques utilisées lors de l'exposition «Le patrimoine bâti...témoin du temps» à l'automne 2003.

Source du titre composé propre

Le titre est basé sur le nom des événements concernés par les documents de la collection.

Source immédiate d'acquisition

Cette collection a été versée aux archives de la Société d'Histoire régionale de Saint-Hyacinthe en 1987 (Hommage à Henriette Dessaulles) et en février 2000. Un ajout a été effectué en janvier 2004 (2003. - 13 documents photographiques).

Instrument de recherche

Une liste sommaire des documents de la collection peut être consultée.

CH400
PHOTOGRAPHIES DE L'EXPOSITION : HENRIETTE DESSAULLES (1860-1946) : PIONNIéRE DU JOURNALISME FÉMININ, PRÉSENTÉE À EXPRESSION, AU CÉGEP DE SAINT-HYACINTHE, 1985.

1. CARTE DE LA SEIGNEURIE DE SAINT-HYACINTHE
La seigneurie de Maska fut concédée en 1748 à Pierre-François Rigaud, marquis de Vaudreuil, puis vendue en 1753 à Jacques-Hyacinthe Simon-Delorme qui lui donna le nom de seigneurie de Saint-Hyacinthe. Jean Dessaulles en fut l'héritier en 1814.

2. SAINT-HYACINTHE À VOL D'0ISEAU EN 1881
Gravure de H. Wellge exposant Saint-Hyacinthe après le grand feu de 1876. Offrant un tracé des rues, ce plan donne également l'apparence des maisons et bâtiments en plus de donner les caractéristiques topographiques des lieux.
(Archives de la Société d'Histoire de Saint-Hyacinthe).

3. SAINT-HYACINTHE ILLUSTRÉ 1886
Ouvrage bilingue publié par la Cie de gravure et d'imprimerie George Bishop de Montréal en 1886. Cette brochure de vingt pages est abondamment illustrée. Pierre Boucher de La Bruère signe le texte rappelant la fondation de Saint-Hyacinthe et décrivant cette cité manufacturière pleine d'avenir. La brochure coûtait 25 cents et a sans doute contribué à faire connaître Saint-Hyacinthe aux industriels et aux touristes.
(Archives de la Société d'Histoire de Saint-Hyacinthe).

4. LE MANOIR DESSAULLES ET SES DÉPENDANCES 1837
Emplacement du manoir seigneurial, carte dressée par ordre de Dame Rosalie Papineau, veuve de feu l'honorable Jean Dessaulles, le 22 novembre 1836, réalisée par l'arpenteur Renault Blanchard.
Composé de trois corps de maçonnerie, le bâtiment principal mesurait 35 x 50 pieds. Du côté droit se trouvait la cuisine, opposée au vivoir, du côté gauche. Une cour de service, un vivier, une volière, un hangar, une écurie se dressaient à l'arrière. Une haute palissade en bois entourait le tout et en défendait les abords.
Construit en 1798, il fut démoli en 1876.
(D'après l'original conservé aux Archives de la Société d'Histoire de Saint-Hyacinthe).

5. LE MANOIR DESSAULLES
Dessin du Manoir Dessaulles par Caroline Dessaulles-Béique, tiré de ses Mémoires: Quatre-vingts ans de souvenirs, historique d'une famille. Montréal, Éditions Valiquette, 1939, 287 p.

6. VUE DU MARCHÉ'ET DE SES ALENTOURS 1837
Dessin de l'arpenteur Renault Blanchard.
Le marché de Saint-Hyacinthe fut érigé sur un terrain cédé par Jean Dessaulles vers 1827. À l'arrière plan, on peut apercevoir le Manoir Dessaulles aux nombreuses lucarnes. (D'après l'original conservé aux Archives de la Société d'Histoire de Saint-Hyacinthe).

7. JEAN DESSAULLES
D'après un médaillon ayant appartenu aux Bourassa.
Né en 1766 à Saint-François- du- Lac, fils de Jean-Pierre De Solles et de Marguerite Crevier, Jean Dessaulles devient le 4e seigneur de Saint-Hyacinthe. Il est le père de Georges-Casimir et grand-père d'Henriette. Il fut député du comté de Saint-Hyacinthe tout en continuant d'administrer la seigneurie. Il meurt, le 20 juin 1835, en son manoir.

8. ROSALIE PAPINEAU
D'après un médaillon ayant appartenu aux Bourassa.
Née à Montréal, le 18 février 1788, elle épouse Jean Dessaulles, le 21 février 1816 à Montréal. Habitant dès lors le manoir de Saint-Hyacinthe, le couple aura trois enfants : Louis-Antoine, Rosalie-Eugénie et Georges-Casimir. Très énergique, Rosalie Papineau administrera la seigneurie après le décès de son époux, cachera les fugitifs pendant la Rébellion de 1837, pour donner l'hospitalité à bon nombre, entre autres, à Louis Dulongpré, peintre, qu'elle héberge quelques années. Elle meurt le 5 août 1857 à Saint-Hyacinthe.

9. ET 10 GEORGES-CASIMIR DESSAULLES
Fils de Jean Dessaulles et de Rosalie Papineau, né le 29 septembre 1827, à Saint-Hyacinthe, Georges-Casimir fait ses études au Séminaire de Saint-Hyacinthe, au Séminaire de Québec, puis à l'Université de Georgetown entreprenant un cours en droit. Administrateur de la seigneurie dont il hérita en partie avec son frère et sa soeur, il épouse Émilie Mondelet en 1857 et en second mariage Frances Fanny Leman en 1869.
Maire de Saint-Hyacinthe, député libéral puis sénateur, il sera l'un des directeurs de la Banque de Saint-Hyacinthe. Homme d'affaires important, nombre d'entreprises lui appartiennent: manufactures, commerce, chemin de fer.
En 1927, la ville de Saint-Hyacinthe célèbre son centenaire en érigeant une porte d'honneur à l'entrée de la ville en guise de remerciement pour de nombreux services rendus. Il meurt à l'âge de 102 ans à Saint-Hyacinthe.
(D'après une photographie des Archives de la Société d'Histoire de Saint-Hyacinthe, Fonds des familles Gauthier et Dessaulles).
(D'après une photographie de Mme Suzanne Morin-Raymond).

Il. ÉMILIE MONDELET
Émilie Mondelet (1835-1864), mère d'Henriette, était la septième d'une famille qui comptait onze enfants.
Décédée à l'âge de 28 ans seulement, Henriette rappellera dans son journal les attentions que lui portait sa mère alors qu'elle était enfant.
La chronique nous dit qu'elle était une femme distinguée, un coeur compatissant et généreux. (D'après une photographie des Archives de la Société d'Histoire de Saint-Hyacinthe, Fonds des familles Gauthier et Dessaulles).

12. DOMINIQUE MONDELET
Grand-père d'Henriette, Dominique Mondelet (1799-1863) a fait une carrière politique et judiciaire. Il avait épousé à Montréal en 1822, Harriett Munro. Il mourut aux Trois-Rivières d'une crise d'apoplexie en 1863. (D'après un cliché tiré du volume Les juges de la Province de Québec par Pierre-Georges Roy, Québec, 1933).


13. HARRIETT (HENRIETTE) MUNRO
Grand-mère d'Henriette, née en 1803 et décédée en couche, le 24 janvier 1837.
(D'après un daguerréotype de Mme Suzanne Morin-Raymond).

14. FRANCES FANNY LEMAN
Fille de Denis Sheppard Leman, médecin, et d'Agathe Honorine Papineau, Frances.
Fanny Leman (1814-1914) devient la seconde femme de Georges-Casimir en 1869. Belle-mère d'Henriette, elle lui donna la permission de fréquenter Maurice SaintJacques, jeune avocat et voisin des Dessaulles. Fanny Leman représente le type de femme, à l'époque victorienne, respectueuse des principes et des convenances. Elle décéda des suites d'une paralysie en 1914.
(D'après une photographie des Archives de la Société d'Histoire de Saint-Hyacinthe, Fonds des Familles Gauthier et Dessaulles).

15. HONORINE PAPINEAU-LEMAN
Après le décès de sa première épouse, Georges-Casimir Dessaulles, jeune veuf, demande à sa tante Honorine Papineau-Leman (1818-1882) de s'occuper des enfants. De 1864 à son décès en 1882, elle demeura à Saint-Hyacinthe à la maison des Dessaulles. Elle était la fille de Denis-Benjamin Papineau et mère de Frances Fanny Leman.
(D'après une photographie des Archives de la Société d'Histoire de Saint-Hyacinthe, Fonds des familles Gauthier et Dessaulles).

16. ARTHUR DESSAULLES
Une des rares photos où l'on retrouve Arthur, frère d'Henriette. Troisième, debout à droite, le cliché a été pris lors du 86e anniversaire de naissance de Georges-Casimir Dessaulles. Arthur Dessaulles (1858-1952) vécut toute sa vie des rentes octroyées par son père. On remarque également sur la photographie, Henri, Casimir, Alice Dessaulles, Frances Fanny Leman et M. G.C. Dessaulles. (D'après une photographie de Mme Suzanne Morin-Raymond).

17. CENTENAIRE DE GEORGES-CASIMIR DESSAULLES
Photographie de la famille Dessaulles prise dans le jardin des Dessaulles en septembre 1927, à l'occasion du centenaire de Georges-Casimir Dessaulles. (Coll. Mme Suzanne Morin-Raymond).

18. ALICE DESSAULLES
Soeur d'Henriette, Alice Dessaulles (1862-1934) a épousé en 1887 Joseph Baudry, manufacturier de Montréal. Henriette a longtemps côtoyé sa jeune soeur, alors qu'elle était invitée à séjourner a sa résidence d'été, à Valois, sur le lac Saint-Louis entre 1890 et 1920. (D'après une photographie de Mme Suzanne Morin-Raymond).


19. HENRIETTE DESSAULLES
Henriette (1860-1946) alors âgée de 14 ans, au moment où elle écrit son journal intime. (D'après une photographie du Journal, 1874-1880).

20. EMMA DESSAULLES
Photographie où l'on reconnaît Henri, Casimir, Fanny et Emma Dessaulles, enfants du second mariage de G.C. Dessaulles.
Emma, demeurée célibataire, fut le bâton de vieillesse de son père. Née en 1871, elle mourut à Montréal en 1950.
(D'après une photographie des Archives de la Société d'Histoire de Saint-Hyacinthe, Fonds des Familles Gauthier et Dessaulles).

21. FANNY DESSAULLES
Fanny Dessaulles fut supérieure générale du Couvent des Dominicaines à Fall River, Mass. Nous la rencontrons à quelques reprises lors des fêtes de famille données à Saint-Hyacinthe. Nous la voyons ici entourée de son père et sa mère et de sa soeur Emma. (D'après une photographie de Mme Suzanne Morin-Raymond).

22. CASIMIR DESSAULLES
Casimir Dessaulles (1875-1953), jeune étudiant au Séminaire de Saint-Hyacinthe. Reçu avocat, il pratiqua à Montréal, pour finalement s'associer avec son fils Pierre. (D'après une photographie des Archives du Séminaire de Saint-Hyacinthe).

23. HENRI DESSAULLES
installé à Shawinigan Falls, Henri Dessaulles (1889-1937) a été ingénieur pour la Shawinigan Water & Power Co. Il a participé entre autres à la construction des barrages Manouan et Gouin. (D'après un cliché tiré des Biographies canadiennes-françaises de Raphaël Ouimet. Montréal, 1930).

24. LA MAISON DESSAULLES
Construite vers 1857, à la demande d'André-Augustin Papineau, frère de Rosalie Papineau, cette maison fut vendue en 1861, à Georges-Casimir Dessaulles. C'est à cet endroit qu'Henriette passa son enfance et son adolescence pour y revenir plus tard, durant deux autres années après le décès de son époux. (D'après un cliché tiré du Journal, 1874-1880).

25. LA MAISON DESSAULLES AUJOURD'HUI
Plusieurs modifications ont été apportées à la maison Dessaulles. L'ajout de balcon, galeries, allonges, fenêtres, a changé l'aspect original de la résidence qui a survécu jusqu'à nos jours. 750 rue Hôtel-Dieu. (D'après une photographie de M. Daniel Laverdure).

26. LE MOBILIER
Salle à manger, décorée et meublée dans le style victorien. À remarquer les tableaux, oeuvres du peintre Louis Dulongpré. (D'après une photographie de Mme Suzanne Morin-Raymond).

27. JOSÉPHINE BUCKLEY ET JOS. SAINT-JACQUES
Mère de Maurice et Jos, Joséphine Buckley (1833-1903) était de descendance irlandaise. Elle épousa Romuald Saint-Jacques à Saint-Hyacinthe en 1856.
Héritière des biens de son oncle, Maurice Buckley, dont elle s'occupa, elle conserva la maison voisine des Dessaulles, jusqu'en 1903, année de son décès.

Henriette trouva en Madame Saint-Jacques une amie puis une mère. Nous la voyons ici avec sa fille Joséphine alors enfant.
(D'après une photographie de Mme Suzanne Morin Raymond).

28. ROMUALD SAINT-JACQUES
Homme d'affaires important de Saint-Hyacinthe, marchand, échevin, père de Maurice et Jos, Romuald Saint-Jacques (1827-1912), ancien maire de Saint-Denis-sur-Richelieu, s'établit à Saint-Hyacinthe en 1858. L'un des fondateurs de la Banque de Saint-Hyacinthe, il en fut le caissier pendant 15 ans. Il s'occupa également de colonisation, il fut membre de nombreuses associations. Romuald Saint-Jacques apparaît donc comme le bourgeois conquérant de la société maskoutaine au XIXe siècle.
(D'après une photographie de william Notman tiré du journal).

30. HENRIETTE DESSAULLES
Henriette au temps de ses amours avec Maurice Saint-Jacques.
(D'après une photographie de Mme Suzanne Morin-Raymond).

31. MAURICE SAINT-JACQUES
Maurice Saint-Jacques, ami intime et voisin d'Henriette, est né le 23 novembre 1856 à Saint-Denis- sur- Richelieu. Aîné de la famille Saint-Jacques, Maurice se distingue par ses qualités physiques et morales exceptionnelles, rien en pourra donc atténuer le niveau sur lequel Henriette l'a placé dans son coeur. (D'après une photographie de Suzanne Morin-Raymond).

32. LES DESSAULLES
Huile sur toile.
Oeuvre de Mme Suzanne Morin-Raymond, 1982.
Georges-Casimir Dessaulles, père d'Henriette, Henriette, Adine, sa fille, et Suzanne, petite-fille de l'auteure, dans le jardin des Dessaulles à Saint-Hyacinthe.

33. L'ÉVENTAIL
Huile sur toile. Oeuvre de Suzanne Morin-Raymond, 1982.
Reproduction d'après la photographie tirée du journal.
Pour le dix-huitième anniversaire de naissance d'Henriette, Maurice donne un éventail en ivoire, cadeau du plus pur romantisme.

34. LES SEPT GÉNÉRATIONS
Huile sur toile. Oeuvre de Suzanne Morin-Raymond, petite-fille d'Henriette, «Les sept générations» rappellent la grande lignée de femmes à travers le passé et l'actuel.
Ces toiles colorées, nous situent Henriette parmi ses aïeules, tout en nous exposant sa descendance.

1. Harriett Munro-Mondelet (1803-1837) 2. Émilie Mondelet-Dessaulles (1835-1864) 3. Henriette Dessaulles-Saint-Jacques (1860-1946) 4. Adine Saint-Jacques-Morin (1884-1975) 5. Suzanne Morin-Raymond (1910- ) 6. Danielle Raymond-Tremblay (1938- ) 7. Nathalie Tremblay

35. CHAMBRE D'HENRIETTE
«Me voilà dans ma grande chambre et je retrouve toutes mes petites affaires, avec une joie presqu'exagérée et que je ne voudrais pas dire, tant je la trouve ridicule... Ma chaise longue, mes coussins, mon petit poêle qui pétille joyeusement, ma chapelle, mes livres, ma table sur laquelle j'ai commencé à empiler mes paperasses, tout cela, ce sont autant de petites joies retrouvées, si douces, que je bénis le vilain docteur d'avoir exigé ce repos à la maison.»
8 février 1877 - journal

36. LE COUVENT DE LORETTE
Le Couvent de Lorette tenu par les religieuses de la Présentation de Marie où
Henriette fit une partie de ses études de 1870 à 1876.
(D'après une photographie des Archives du Séminaire de Saint-Hyacinthe).

37. LE PENSIONNAT DE LA MAISON MERE
Le Pensionnat de la Maison Mère des religieuses de la Présentation de Marie à Saint-Hyacinthe fut construit en 1873 et inauguré en 1876. Henriette y fit une année d'études de 1876 à 1877. (D'après une photographie des Archives du Séminaire de Saint-Hyacinthe).

38. JOSÉPHINE SAINT-JACQUES
Soeur de Maurice Saint-Jacques, Jos a été la grande amie d'Henriette. Toutes deux inscrites au Couvent, vivant presque la même situation, elle diffère cependant d'Henriette, moins extravertie mais plus passionnée.
Leur amitié et leurs activités sont racontées dans le journal d'Henriette, récit où se mêle sensibilité et psychologie.
Née en 1859, Joséphine Saint-Jacques demeurera célibataire, elle décédera en 1898, à l'âge de 39 ans.
(D'après une photographie tirée du journal, 1875-1880).

39. MAURICE SAINT-JACQUES
Maurice entre au Séminaire de Saint-Hyacinthe à l'âge de 13 ans, en 1867, pour terminer son cours classique en 1875. Élève brillant, possédant une grande culture intellectuelle, déjà il ne cache pas ses ambitions de succès au barreau et à la tribune.
Henriette sera heureuse de rencontrer Maurice à l'occasion, malgré les convenances et les obstacles imposés par Fanny Leman, belle-mère d'Henriette. (D'après une photographie de Mme Suzanne Morin-Raymond).

40. MAURICE SAINT-JACQUES
Maurice ayant décidé de poursuivre ses études en droit à Québec, Henriette se verra séparée de lui. Il terminera son cours en 1878 avec haute distinction, il occupe le ler rang devant tous ses confrères de classe. Son retour est souligné avec pompe chez les Saint-Jacques. Cette réussite amène d'ailleurs à faire infléchir les propos de Fanny Leman, donnant le champ libre à Henriette, qui peut maintenant épouser celui qu'elle affectionne particulièrement.
Le mariage aura lieu le 19 juillet 1881, à la Cathédrale de Saint-Hyacinthe.
(D'après une photographie de Mme Suzanne Morin-Raymond).

41. LA CARRIéRE DE MAURICE SAINT-JACQUES
Associé à Raphaël-Ernest Fontaine, avocat, Maurice Saint-Jacques aura une carrière bien remplie. L'un des plus réputés à Saint-Hyacinthe, surtout apprécié pour ses conseils juridiques sur les institutions financières et les corporations, Maurice Saint-Jacques après quelques années au palais de justice, entre dans l'arène politique, se présentant en 1897, candidat libéral pour le comté de Saint-Hyacinthe.
Bientôt malade, il sera remplacé par son beau-père, Georges-Casimir Dessaulles, quelques jours seulement avant l'élection. La pneumonie ne régressant pas, il décédera finalement le 4 mai 1897 à l'âge de 41 ans.
(D'après une photographie de Mme Suzanne Morin-Raymond).

42. MAURICE SAINT-JACQUES9 FILS
Industriel et commerçant de bois, Maurice Saint-Jacques (1882-1935), du nom de son père, fit ses études classiques au Séminaire de Saint-Hyacinthe. Il avait épousé à Rivière-du-Loup, en 1915, Gabrielle Fraser (1887-1962), fille de Malcolm Fraser et de Diana Larue. Le couple eût cinq enfants.
Pour Henriette, Maurice et son frère Louis étaient «deux fils en or».
Henriette demeurera longtemps chez son fils de 1917 à 1929 avant son entrée à l'Hôtel-Dieu. (D'après une photographie des Archives de la Société d'Histoire de Saint-Hyacinthe).

43. ADINE SAINT-JACQUES
Intéressée par les arts, le second enfant de la famille Saint-Jacques, développa son talent de peintre. Après avoir terminé des études chez les religieuses de la Présentation de Marie à Saint-Hyacinthe, Adine alla travailler dans une banque pour payer ses cours de peinture.
Nous la voyons ici peignant d'après nature, entourée de jeunes gens, de ses frères et soeurs, en séjour à Valois, près du lac Saint-Louis.
Elle a épousé en mai 1909 René Morin, jeune notaire, qui deviendra plus tard maire de Saint-Hyacinthe, député fédéral pour le comté de Saint-Hyacinthe-Rouville et directeur du «Trust Général du Canada», à Montréal.
Adine Saint-Jacques (1884-1975) et René Morin (1883-1958) eurent trois enfants.

44. EMILIE SAINT-JACQUES
Parmi les soeurs Saint-Jacques, seule Émilie (1886-1960) continua son cours à l'université, après des études poussées chez les soeurs de la Présentation de Marie à Saint-Hyacinthe.
En 1903, elle est professeur à Fall River puis l'année suivante, gouvernante chez les Brooks à Boston.
Émilie fit aussi du journalisme à l'exemple de sa mère tout en s'impliquant dans les associations féminines du temps. Elle prononça quelques conférences, entre autres sur ses nombreux voyages et sur les premières féministes du Québec.
Elle avait épousé en 1909, Charles Rinfret (1882-1933) importateur. Le couple eut cinq enfants.
Nous la voyons ici (la plus grande) couventine, avec sa soeur Marie (la troisième).
(D'après une photographie de Mme Suzanne Morin-Raymond).

45. MARIE SAINT-JACQUES
Si l'une fut artiste-peintre, l'autre journaliste, Marie opta pour l'écriture poétique. En effet, elle publia aux Éditions Beauchemin en 1957 «À la limite des choses», recueil qui lui valut le prix de la Société des Poètes.
Comme ses soeurs, Marie Saint-Jacques (1890-1980) étudia chez les religieuses de la Présentation de Marie à Saint-Hyacinthe.
Elle avait épousé en 1912, Ernest Guimont (1883-1936), jeune avocat, qui occupa plus tard le poste de chef de contentieux de la Banque d'Hochelaga. Ils eurent trois enfants.
(D'après une photographie de Mme Suzanne Morin-Raymoiid).

45. LOUIS SAINT-JACQUES
Entourée de ses enfants Marie et Louis, Henriette pose ici lors d'un moment de détente à la campagne.
Cadet de la famille, Louis Saint-Jacques (1894-1942) poursuivit des études classiques au Séminaire de Saint-Hyacinthe pour être admis au Barreau en 1919.

Pratiquant d'abord à Montréal puis à Rivière-du-Loup avec M. Jules Langlais, il devait épouser en 1928 Alice (1906-1942), fille de son associé.
Tout indique que Louis Saint-Jacques eut un certain succès dans sa carrière. Cependant, il connut une fin tragique, mort noyé avec son épouse, un dimanche d'août 1942, alors qu'ils désiraient sauver la vie d'une jeune fille.
(D'après une photographie de Mme Suzanne Morin-Raymond).

46. PERCÉ
Pendant de nombreuses années, Henriette passait l'été en Gaspésie. Toute une petite colonie s'était formée, la plupart des jeunes gens qui avaient tous des ambitions littéraires ou artistiques. Édouard Montpetit, économiste, Joseph-Charles Franchère, peintre, Léo Pariseau, journaliste et Pierre Dansereau, aujourd'hui écologiste de renom, se rencontraient à Percé durant les vacances entre 1920 et 1940; tout en côtoyant Fadette, «cette sage souriante», créatrice animant le milieu.
«Je suis tenté de croire, dira Pierre Dansereau, que ce microcosme de Percé était un lieu de privilège».
Henriette écrivit également de nombreux textes sur la Gaspésie, source d'inspiration pour elle.
(D'après une photographie de Mme Suzanne Morin-Raymond).

47. HOTEL-DIEU
Henriette fit son entrée à l'Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe en septembre 1929. Ne se faisant point de déshonneur d'aller habiter une petite chambre, elle y demeurera pendant 17 ans, jusqu'à son décès survenu, le 17 novembre 1946.
Active, Henriette ne sera pas la personne à s'enfermer et à s'ennuyer. Elle voyagera, s'occupera encore à rédiger des chroniques, visitera ses enfants.
Une grand-mère dans «l'vent» quoi !

48. FÉLICITÉ ANGERS
Pseudonyme: Laure Conan
Connue comme romancière, Félicité Angers (1845-1924) a également collaboré à nombre de revues et journaux. Figure de proue, son talent et sa ténacité ont contribué à ouvrir le champ aux femmes, qui jusque-là, étaient absentes de la littérature. Rédigeant des nouvelles, des récits patriotiques, religieux ou historiques, Laure Conan a publié entre autres dans La Revue de Montréal, Le Monde Illustré, Les Nouvelles Soirées Canadiennes, Le Journal de Françoise, L'Action Française. Elle sera même la directrice de La Voix du Précieux-Sang (1893-1898), revue du Monastère des Soeurs du Précieux-Sang de Saint-Hyacinthe. Auteure d'une demi-douzaine de romans, on lui doit le premier roman psychologique Angéline de Montbrun édité en 1881.
(Photographie du Musée Laure Conan à La Malbaie).

49. JOSÉPHINE MARCHAND
Pseudonymes: Marie VieuxTemps, Josephte, Météor.
Traitée de «bas-bleu» par les politiciens et les ecclésiastiques de son époque, ses entreprises sociales et littéraires n'ont cessé qu'avec l'arrivée d'une maladie qui l'emporta subitement.
Joséphine Marchand- Dandurand (1861-1925) créa la première revue féminine du Québec : Le Coin du feu qui sera publié de 1893-1896. Journaliste pour L'Électeur, L'Opinion Publique, le Journal du Dimanche, La Patrie, elle publiera également des contes, des pièces de théâtre et des chroniques.
Surnommée «The female Laurier» par Lord Strathcona, elle fit beaucoup pour l'amélioration de la condition féminine.
(Photographie des Archives Nationales du Québec).

50. HENRIETTE DESSAULLES
Pseudonymes: Jean Deshayes, Marc Lefranc, Fadette, Danielle Aubry, Hélène Rollin, Claude Ceyla.
Sans relâche, encore à un âge avancé, Henriette rédige sa chronique pour le journal Le Devoir. N'ayant même jamais songé à prendre sa retraite, seule la maladie l'arrêtera quelques mois avant son décès.
Tous admiraient l'assiduité de la journaliste, exemple pour la jeune génération.
Elle publia des articles et des analyses graphologiques pour La Patrie, Le Journal de Françoise, Le Devoir, La Femme, La Renaissance, Le Courrier de Montmagny, La Revue Moderne, La Bonne Parole, Le Nationaliste. (D'après une photographie de Mme Suzanne Morin-Raymond).

51. ROBERTINE BARRY
Pseudonymes: Françoise, Feu-Follet.
D'abord chroniqueuse à La Patrie, Robertine Barry (1863-1910), acquiert vite une solide réputation: elle venait de fonder une page féminine dans un grand journal montréalais.
Publiant des articles qui traitent et analysent de nombreux sujets, elle quitte La
Patrie pour fonder Le Journal de Françoise (1904-1909), revue «secours-actions» qui veut encourager et conseiller les femmes dans leurs oeuvres.
Elle collabore également à La Revue Canadienne, La Revue Nationale, Le Samedi, La Charité, La Kermesse.
Robertine Barry donna la première la possibilité à Henriette de rédiger des chroniques pour sa revue.
Avant-gardiste et humaniste, Françoise a prononcé également de nombreuses conférences pour informer et appuyer les revendications féminines du temps.
(D'après une photographie des Archives du Séminaire de Saint-Hyacinthe).

52. ANNE-MARIE GLEASON
Pseudonymes : Madeleine, Myrto, Luc Aubry.
«Reine incontestée au royaume de la chronique féminine» dit Mgr Camille Roy, Anne-Marie Gleason (1875-1943) a rédigé de nombreuses chroniques ayant pour thèmes la consolidation de la famille, l'extension des droits de la femme dans la société au niveau du travail, de la politique, de l'éducation et de la littérature.
Collaborant au Monde Illustré, au Journal de Rimouski, au Temps d'Ottawa, pendant dix neuf ans, elle sera responsable de la page féminine à La Patrie tout en publiant des essais et des articles pour La Bonne parole, La Revue Moderne qu'elle fonde en 1919 et pour La Vie canadienne.
Impliquée dans plusieurs associations et comités, Anne-Marie Gleason n'était pas loin des mouvements qui essayaient de renverser ou de modifier en profondeur la société.

52. GEORGIANA BÉLANGER
Pseudonymes: Gaétane de Montreuil, Clémencia, Aimée Patrie, Julia Patrie, Simon le Voyageur, Zig Zag.
Parmi toutes les femmes journalistes de son époque, Gaétane de Montreuil demeure celle qui connut le plus de difficultés à vivre de son métier.
Georgiana Bélanger (1867-1951) aux prises avec des problèmes familiaux et victime d'un complot politique, donna néanmoins une impulsion à l'idée féministe au Canada-français, tout en contribuant à la reconnaissance de certains poètes de l'École Littéraire de Montréal et au développement du roman canadien- français de l'époque.
Elle publia d'abord dans Le Coin du feu de Mme Marchand-Dandurand, dans Le Monde Illustré, pour fonder la page féminine de La Presse en 1899. Elle collabore également au Journal de Françoise pour créer sa propre revue: Pour vous Mesdames. On peut lire encore de ses chroniques dans Le Bien Public, Le Pays Laurentien, Le Passe-Temps, Le Pays, Mon Magazine, Le Jour.
De gauche à droite: Madeleine (Anne-Marie Gleason), Colombine (Éva Circé-Côté) et Gaétane de Montreuil.
(Cliché tiré du volume Gaétane de Montreuil par Réginald Hamel, Montréal, L'Aurore, 1976).

53. ROMANCES SANS PAROLES
«J'étudie bien avec monsieur Robinson... Je lui devrai ma première vraie révélation de la musique... Il m'a donné une jolie édition des Romances sans paroles de Mendelsohn. J'hésitais à les accepter, il m'a dit: «You must keep them and play them for my sake» et j'ai cédé.»
(Collection privée). Orchard Beach 21 juillet 1876 Journal

54. PETIT COFFRE
Ce petit coffre en bois fut offert à Henriette par Louis-Joseph Papineau, son parrain, lors de son anniversaire de naissance. Henriette conserva toujours ce petit coffre, souvenir de sa filiation avec les Papineau. (Collection privée).

55. ÉVENTAIL
Éventail donné par Maurice au dix-huitième anniversaire de naissance d'Henriette.
Confectionné de satin, il est peint de fleurs de myosotis et monté sur ivoire très finement travaillé. (Collection privée).

56. CONTRAT DE MARIAGE D'HENRIETTE
Copie du contrat de mariage entre Maurice Saint-Jacques et Mlle L. Henriette Dessaulles, daté du 17 juillet 1881, rédigé par Eugène Sicotte, n.p.


57. LE JOURNAL INTIME
Dès l'âge de 8 ans, Henriette rédige son journal. Malheureusement, seuls quatre
cahiers ont été conservés de 1874 à 1881. De larges extraits ont été publiés en 1971 par Mme Suzanne Morin-Raymond, avec une introduction de Louise Saint-Jacques-Dechêne et une préface de Pierre Dansereau. Publié aux Éditions HMH, le journal a été considéré par les critiques comme une oeuvre majeure du XIXe siècle québécois.
Une édition critique de ce journal est en cours depuis 1982 élaborée par une équipe de l'Université d'Ottawa.

58. LA MISSION DE LA MERE
Essai publié en 1921 par la Bibliothèque de l'Action Française dirigée par Lionel Groulx. Ce texte, fruit d'une conférence, traite de la femme dans l'éducation de la jeunesse.
(Prêt de la bibliothèque du Séminaire de Saint-Hyacinthe).

59. LES CONTES DE LA LUNE
Fadette s'adresse ici pour la première fois aux enfants en publiant en 1932 Les contes de la lune. Bien qu'une certaine moralité se dégage des quinze contes du recueil, qu'ils soient d'inspiration biblique, historique ou fantaisiste, le ton est souvent juste et le style clair et naturel.
Ces contes furent illustrés par Suzanne Morin, petite-fille de l'auteure.
(Prêt de Mme Thérèse Clerk).

60. IL ÉTAIT UNE FOIS
Deuxième recueil de contes, publié peu avant la période des fêtes 1933, Il était une fois s'adresse toutefois à un public plus âgé. Des contes d'inspiration historique, religieuse ou philosophique, nous plongent dans le contexte social et littéraire de l'époque où le récit ne devait pas seulement être un simple divertissement mais plutôt une oeuvre à caractère éducatif. (Prêt de Mme Thérèse Clerk).

61. LES LETTRES DE FADETTE
Cinq séries de Lettres de Fadette furent publiées entre 1914 et 1922. Parues d'abord dans Le Devoir, c'est ainsi pour satisfaire à la demande du public que l'on en décida l'impression.
Henriette Dessaulles sous le pseudonyme de Fadette écrivit plus de 1 700 chroniques pour Le Devoir, journal fondé par son cousin Henri Bourassa. Certaines séries furent publiées chez Casterman en France dans les années '50.
C'est par ces Lettres que Henriette Dessaulles se fit connaître.
(Prêt de Mme Thérèse Clerk).

62. À LA LIMITE DES CHOSES
Recueil de poèmes écrit par Marie Saint-Jacques-Guimont, publié aux Éditions Beauchemin en 1957. Marie Saint-Jacques est la fille d'Henriette. Ces poèmes cosmiques lui valurent le prix de la Société des Poètes. (Prêt de Mme Thérèse Cierk).

63. LOUISE DECHËNE
Petite fille d'Henriette, Louise Saint-Jacques-Dechêne, fille de Louis Saint-Jacques et d'Alice Langlais, est historienne.

64. LA REVUE MODERNE
Exemple d'analyse graphologique rédigée par Henriette sous le pseudonyme de Claude Ceyla.